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CORONAVIRUS : L'observatoire de la reprise du secteur Immobilier

Sarah Guillegault
Sarah Guillegault
12 mai 2020
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Retrouvez chaque semaine sur le blog de Guest Suite les nouvelles données sur l'état du marché de l'Immobilier, ses tendances, les chiffres clés de la semaine ainsi que les signaux de la reprise du marché.

(Mis à jour le 13/05/2020)

 

Le confinement a pris fin lundi 11 mai, mais comment la filière immobilière réagit-elle ?  ll est important de suivre l'évolution de son marché afin d'anticiper au mieux l'activité. 

Guest Suite, au contact de nombreux professionnels de l'immobilier au quotidien, s'engage à vous fournir les informations et chiffres clés utiles, nécessaires et corrélés à votre activité pour vous permettre de préparer l'après crise.

L’actualité immobilière en France

Les activités de la filière immobilière reprennent peu à peu depuis ce lundi 11 mai. Un déconfinement tant attendu par les professionnels, les vendeurs et les futurs acquéreurs qui n'ont pas l'intention de reporter leur projet. Olivier Le Gallo, Directeur Marketing chez SeLoger confirme : « Même si les ventes immobilières ont été quasiment stoppées depuis plus d’un mois, le moral des vendeurs reste solide. Tous nos indicateurs montrent que les projets de vente ont été – pour l’instant – très largement différés (84%) mais nullement abandonnés (2% seulement). D’ailleurs la crainte d’une baisse des prix dans les prochains mois gagne 1 vendeur sur 2. Cela stimule d’autant plus les vendeurs qui souhaitent relancer leur projet au plus vite, dès le déconfinement. 73% se disent même confiants concernant l’aboutissement de leur projet de vente dans les prochains mois.

Des nouvelles rassurantes pour les acteurs du marché qui vont reprendre progressivement leurs activités. Toujours est-il qu'avec un recul du PIB estimé à moins 6% - depuis peu, à moins 8% - et une explosion du chômage, le marché de l’immobilier connaîtra peu de difficultés à court terme mais d’autant plus d'ici 2021. Une crainte émise par plusieurs notaires qui attendent du gouvernement des mesures fortes pour maintenir et relancer l’activité économique. La santé du marché immobilier ne tient donc qu’à la demande qui elle, dépend des banques. 

Vers un durcissement des conditions 

Malgré plusieurs hypothèses, la plus vraisemblablement réaliste indique une baisse du nombre d’acquisitions en 2020, passant de 900 000 en 2019 à 680 000 en fin d’année, soit un recul de 25% selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Les ménages les plus touchés seront probablement les plus modestes, alerte Michel Mouillart responsable de l’Observatoire. Ainsi, ceux qui dispensent de peu d’apports seront moins enclins à bénéficier de prêts. Les établissements financiers sont frileux face aux risques qui ne cessent de s’intensifier, on note d'ores et déjà que le nombre de crédits accordés par les banques a chuté de 14% en mars. Des institutions qui se voient donc durcir leurs conditions alors que jusqu’ici, les prêts accordés atteignaient un montant historique. À ce stade de la crise, une hausse des taux est envisagée impliquant donc un ralentissement de la croissance économique. Toutefois, les conséquences émises restent hypothétiques. La reprise des activités depuis le 11 mai permettra de déterminer plus en précision les impacts sur la filière. 

Un regain pour les zones rurales

De nouvelles intentions sont nées de cette période de confinement, notamment pour les habitants de la Capitale et de plusieurs grandes villes. Un besoin de se rapprocher de la campagne émerge pour beaucoup et nombreuses sont les agences qui reçoivent des appels dans cette optique. Mélanie Naives, directrice d’agence Stéphane Plaza à Melun déclare : "On reçoit énormément d'appels de personnes qui veulent se mettre au vert [...] certains Parisiens ont compris que pour le prix d'un appartement, ils peuvent avoir une maison avec un extérieur." Un directeur d'une agence indépendante en banlieue parisienne confirme ses propos : "Les biens que nous proposons en province, même de qualité modeste, suscitent beaucoup l'intérêt d'acquéreurs potentiels, ces dernières semaines". 

3 Chiffres clés : 

  • 93% des vendeurs déclarent que le coronavirus a un impact sur leur projet (contre 86% pour les futurs acquéreurs), seulement 2% souhaite l’abandonner.

  • L’estimation des acquisitions en 2020 est revue à la baisse portant le nombre à 680 000 transactions, soit une chute de 25% par rapport à 2019. 

  • 73% des vendeurs se disent confiants dans l’aboutissement de leur projet.

L’actualité à l’étranger

À l'étranger, les activités reprennent aussi depuis fin avril, lentement mais surement. Selon une étude menée par la RICS, la perte de confiance des investisseurs et des bailleurs provient des conséquences dramatiques du coronavirus sur l'économie mondiale et sur le marché de l’immobilier. L'ensemble des participants à l’étude anticipent alors une dégradation du marché, avec de fortes baisses des loyers et des prix de vente dans les 12 prochains mois. 

En Espagne, la crise sanitaire n'a engendré que des impacts négatifs : un taux de chômage qui explose, une inactivité totale, un manque à gagner irrattrapable. Nombreuses sont les conséquences du Covid-19 qui influent donc sur la filière et qui impliquent à terme, une chute des prix. Dans un même temps, les capacités d'achats des ménages espagnols s'amenuisent et seuls les acquéreurs disposant d'assez d'apports pourront tirer leur épingle du jeu. L'Association Madrilène des Sociétés Immobilières s'attend à une baisse des transactions d'environ 20% tout au long de l'année 2020.

En Chine, Long Fang Hu, propriétaire d'agences immobilières et d'investissement en Chine et en Europe, illustre à Idealista la situation : "Les achats et ventes ont diminué de 30% par rapport aux années précédentes. [...] en raison d'un confinement total pendant deux mois dans la plupart des villes chinoises, les acquéreurs concentrent désormais leurs priorités à court terme.

Même constat en Italie qui a pris des mesures exceptionnelles : tous les Italiens qui ont souscrit à un emprunt immobilier peuvent suspendre leurs mensualités jusqu’à la fin de l’année 2020. Une aide bienvenue pour limiter les répercussions. Le site Idealista/news a confirmé une baisse des prix des biens existants de 0,1% en avril. La stabilisation des valeurs en cours se confirme malgré le fait que Coronavirus a gelé le marché des ventes. Le prix moyen de la brique en Italie est désormais de 1 697 euros par mètre carré, -2,2% au cours des 12 derniers mois selon le bureau d'études. 

Les 3 actualités à retenir : 

  • Le recul du PIB de -6% - voire 8% - impliquera une récession sans précédent

  • La crise exclut jour après jour les foyers les plus modestes du marché de l'immobilier. Les taux d'emprunts sont amenés à augmenter et les conditions à se resserrer. 
  • 73 % des vendeurs se disent confiants dans l’aboutissement de leur projet.

 

Sources : 

MySweetImmo 

Business Immo 

Idealista italien 

France TV

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